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Une séance plénière qui rend inquiet

Laragne, le 4 juin 2009


aspresPlusieurs faits, loin d’être anodins, ont perturbé la séance plénière du 2 juin dernier au Conseil général. Ils me laissent interrogatif sur l’évolution du climat qui règne actuellement au sein de cette structure.

Lors de cette séance, à l’issue du discours d’orientation générale, la parole m’a été refusée par le Président Jean-Yves Dusserre, sans aucune explication.
En tant qu’ancien Président, je ne me serais jamais permis de ne pas donner la parole à mon prédécesseur. Bien au contraire.

Il faut croire que les bases les plus élémentaires de la démocratie sont oubliées.

Je suis surpris par ailleurs que l’un des membres de la majorité ait attaqué aussi violemment et de manière généralisée l’exécutif de l’institution régionale.

Cette attaque est d’autant plus regrettable que cette collectivité, présidée par Michel Vauzelle, a aidé et va continuer d’aider le Département des Hautes-Alpes à la place de l’Etat et de son manque de compensation financière liée à la décentralisation. En effet grâce au Contrat de solidarité, la Région apportera au Conseil Général des Hautes-Alpes 4 millions d’euros par an pour les aménagements routiers et 2 millions d’euros au titre du développement des territoires ruraux de montagne.

Enfin en tant qu’élu du Buëch, je suis très déçu de ne jamais avoir été sollicité sur les dossiers de notre territoire. D’autant plus déçu que la plupart de ces dossiers ont été votés à l’unanimité des conseillers généraux, sous ma présidence.

Sur Quasar, il est regrettable de faire valoir une raison financière à la poursuite de ce dossier de développement important alors même que d’autres collectivités, comme la Région, se sont déjà engagées de manière forte pour favoriser l’aboutissement et le fonctionnement de ce projet.

Je continue aussi de regretter l’abandon sans concertation du projet de Zone d’activités liée à ITER au Poët, par la nouvelle majorité alors même qu’il n’y avait aucune incidence financière pour le Département.

L’ensemble de ces faits et leurs répercussions sur les plans économique, culturel et touristique, m’inquiète quant à l’avenir de notre département.

Le département est en train de passer à côté d’opportunités qui risquent de ne pas se renouveler. C’est un choix politique !

Mis à jour ( Dimanche, 14 Juin 2009 18:59 )